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En Belgique, les moyens et hauts revenus paient déjà plus pour leurs soins de santé

Communiqué de presse 29.06.2010

 

De "riches" à "précaires"?

Vincent Reuter, administrateur délégué de l’Union wallonne des Entreprises, suggère de moduler la contribution des patients pour leurs soins de santé en fonction de leurs revenus. « C’est déjà le cas aujourd’hui ! », rappelle Pascal Mertens, Directeur Général  de l’Union Nationale des Mutualités Libres.

 

BRUXELLES, LE  29 JUIN. Dans La Libre Belgique de ce matin, Vincent Reuter fait une proposition iconoclaste de la part d’un représentant du patronat : pour rendre « tenable » la norme actuelle de croissance des soins de santé de 4,5%, il suggère de créer un système à deux vitesses où les patients à hauts revenus paieraient plus pour leurs soins de santé que les patients à faibles revenus.

«  Actuellement, tenant compte des règles en place, les « riches » payent déjà plus pour leurs soins de santé  que les plus pauvres, rappelle Pascal Mertens,  Directeur Général de l’Union Nationale des Mutualités Libres.  En Belgique, la solidarité en sécurité sociale, et notamment en soins de santé, est fondée sur un système de cotisations sociales liées aux revenus. Celui qui gagne plus cotise plus et les cotisations ne sont pas plafonnées. »

Protection sociale organisée
Pour  rappel, les patients démunis, au chômage, etc… sont protégés par le statut BIM (Bénéficiaires d’Interventions Majorées) qui leur  garantit un meilleur remboursement des soins de santé. Le MAF (Maximum à Facturer) tient également compte des revenus du ménage :  le plafond des quote parts personnelles au-delà duquel  les dépenses en soins de santé sont entièrement remboursées est plus bas et plus vite atteint.  A ce propos, les Mutualités  Libres soutiennent aussi un MAF malades chroniques qui serait lié à la prise en charge médicale de la pathologie et non pas aux revenus du patient. C’est un des principaux messages transmis ce matin par Pascal Mertens  à l’informateur  Bart De Wever.

« En outre, poursuit Pascal Mertens, d’autres règles existantes prévoient une protection de l’accessibilité aux soins, citons par exemple le tiers payant. Dans ce cas, la mutualité paie directement aux prestataires de soins l’intervention de l’assurance maladie et le patient ne doit pas avancer  l’argent. Le patient protégé peut y faire appel  pour les visites et consultations. On le voit,  en Belgique, l’accès aux soins pour les plus démunis est déjà largement organisé et pris en charge par la société. »

De « riche » à « précaire » ?
Tenant compte de tous ces mécanismes de protection sociale auxquels les patients « aisés » n’ont logiquement pas accès, est-il acceptable que la contribution personnelle de ces derniers soit aussi plus élevée lorsque la maladie se déclare?  Pour Pascal Mertens,  la réponse est non :  «  Si les plus aisés doivent payer plus pour bénéficier de prestations de santé, ils pourraient en cas de maladie chronique, rapidement basculer  dans une situation financière précaire, d’autant que les revenus  jugés « aisés » peuvent vite être plafonnés dans notre pays.  Je crains que  les classes moyennes ne soient particulièrement pénalisées par une telle mesure.»

Plus d’info
Pascal Mertens
Directeur-Général
Union Nationale des Mutualités Libres
Tel : 02/778.92.01
GSM : 0475/759439
Pascal.Mertens@mloz.be

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